Les conditions les plus propices au développement de la mérule

Les conditions idéales

Peu d'essences peuvent faire de la résistance à la mérule. Si elle se développe principalement sur les résineux, elle attaque aussi les feuillus. Aucune essence des régions tempérées ne résiste vraiment à la mérule. En revanche, quelques essences tropicales semblent plus résistantes comme :

  • iroko (Milicia excelsa),
  • douka ou makoré (Tieghemella heckelii),
  • doussié (Afzelia africana).

La mérule recherche des conditions idéales pour se développer :

  • le taux d'humidité du bois (à partir de 22 %), l'humidité optimale est aux alentours de 35 %, le développement s'arrête à 40 %,
  • la température entre 20 et 26 °C, la mérule ne résiste cependant pas aux hautes températures,
  • une atmosphère confinée,
  • l'obscurité,
  • des vapeurs d'ammoniaque (WC, cave,etc.).

Les bâtiments dits sains, c'est-à-dire clos, couvert, ventilé, entretenu et sans fuites de plomberie sont le plus souvent à l'abri d'une attaque de mérule.

En conditions défavorables :

  • une baisse entre 20% et 30% de la teneur en eau du bois,
  • une température extérieure comprise entre 28° et 35°C,

le champignon de la mérule ne meurt pas mais entre dans une période de latence. La moindre condition d’humidité et de température à nouveau favorables vont alors le réveiller pour lui donner l'occasion de se propager à nouveau.

En conditions quasi mortelles pour lui :

  • un taux d'humidité du bois inférieur à 20%
  • une température supérieure à 35°C, pendant plus de 6 heures,
  • une température supérieure à 45°C, durant plus de 15 minutes,

sont les conditions d'éradication et de non-développement de la mérule pleureuse, comme c'est le cas dans les pays tropicaux où elle est complètement absente. En France, la mérule affectionne particulièrement les lieux et régions humides.

 

Les endroits susceptibles d'héberger la mérule

  • les maisons anciennes, humides, ayant une mauvaise ventilation, ou des maisons inhabitées durant plusieurs mois, conditions favorables à son développement,
  • les bois adossés ou encastrés, derrière une gouttière abîmée, une maçonnerie détériorée ou avec une fissure permettant une infiltration,
  • Un mur enterré non étanché ou non exposé au soleil et recouvert de végétation,
  • les bois posés ou encastrés dans les caves avec une mauvaise aération, dont le sol est en terre,
  • la proximité d'une fuite d'eau,
  • un mur froid derrière un meuble, un lambris, des boiseries,
  • la proximité de fenêtres en mauvais état, modifiées voire déplacées, et sans adaptation de la ventilation
  • un local peu ou pas chauffé avec une humidité persistante.
Découvrir nos autres sites sur les nuisibles...
Depuis 2007, les meilleurs produits dans notre boutique ...
...et les annuaires des professionnels de la lutte contre les nuisibles...